Avec deux années d'existance, MANUTO et ses couleurs musicales enchaîne les concerts et vient de signer la première partie de DR FEELGOOD. Quoi de plus naturel que de poser quelques questions à ce trio qui vient de graver sa première galette !



D'ou vient le nom de Manuto ?
C'est la bande de potes de mon adolescence, les Big Joes, qui m'avaient surnommé ainsi. C'est resté. Sauf qu'aujourd'hui, Manuto est un trio. Je ne suis plus que Manu de Manuto.

Comment s'est passé la rencontre et la formation du groupe ?
Etienne et moi-même nous connaissons depuis 20 ans. On a joué ensemble avec divers artistes et dans Manuto Mark I. C'est lui qui m'a présenté Bruno comme étant le bassiste idéal pour le trio.

Peux tu présenter les musiciens?
Donc, Etienne Brachet à la batterie, Bruno Césaroni à la basse et au chant et moi-même, Manuel Destanque, à la guitare, au dobro et au chant. Etienne vient du jazz et de la fusion, mais il peut tout jouer, il est le contraire du batteur que beaucoup de musiciens perpétuent dans leurs blagues : il écoute. Tout le temps. Cela lui permet d'être toujours réactif tout en étant puissant et précis. Bruno est très rock dans le son et l'attaque, il joue simplement et avec beaucoup de bottom bien gras, un peu comme si chacun de ses doigts était un Ampeg SVT. Il est très éclectique dans ses goûts musicaux et possède un bagage théorique et harmonique important. Ce qui en fait un partenaire idéal pour le trio, car il est à la fois grooveur tout en soutenant aisément harmoniquement si nécessaire. Il trouve de bonnes lignes de choeurs. J'ai essentiellement joué et chanté du funk et de soul. La formation théorique que j'ai reçue m'a permis de très vite comprendre que, si j'avais un talent exploitable, il serait plus dans l'écriture de chansons que dans mes capacités d'instrumentiste. J'ai très vite su que je ne serais jamais un très bon guitariste. C'est pour cela que j'ai arrêté la guitare pendant plusieurs années, je ne savais simplement pas comment m'approprier l'instrument. Ce n'est que lorsque j'ai découvert le dobro que j'ai compris de quelle manière je pouvais me servir de cet instrument. Je devais être un chanteur- ongwriter se servant de la guitare comme d'une partie intégrante de son répertoire.

Manuto se forme en 2003. Quel est le parcours des musiciens avant cela ?
Bruno:J'ai joué avec beaucoup de monde. Du rock, de la fusion, de la variété, vraiment toutes sortes de musiques. Beaucoup de raï avec des artistes comme Cheb Kader, Rimiti et Tiziri, de la musique africaine avec Lulendo et Masao, de la musique latine le Sempere Sextet avec qui j'ai fait le festival de jazz de Nice. J'ai également joué à Londres et au Festival de Detroit avec Amina. Mais aussi des spectacles de comédie musicale comme The American Jam Session Broadway Show avec des artistes américains. Aujourd'hui, j'enseigne la basse electrique au conservatoire Nadia & Lili Boulanger dans le 9ème arrondissement de Paris et la musique dans plusieurs collèges d'Ile-de-France.

Tieno:
j'ai commencé la batterie à 17 ans au conservatoire de Saint-Germain-en-Laye. avant d'accompagner le Vivian Reed Show pendant 4 ans (danse Broadway). J'ai tourné ou enregistré une cinquantaine d'albums: Birelli Lagrène, Mike Stern, John Etheridge, Butch Thomas (ex-Jaco pastorius, Sting...) (jazz), Nancy Holloway, Jean Manson, Juan Rozoff, Yvan Dautun, Clementine (chanson), Lily Margot, ne For The Road (rock), Peter Nathanson (en blues), Luis Antonio (Brésil), Josy Mass et Camille Soprann (Antilles), Bapi da Saul (Indian Bombay Techno), Feyrouz, Toufic Faroukh, Fawzi-Al-Aiedi , Khalidi Nabil (Moyen-Orient) et également Captain Mercier. J'ai tourné au Liban, et aux Emirats Arabes avec Toufic Faroukh et le grand orchestre de Ziad Rahbani (Liban). Egalement avec the American Gospel Connection et "Gospel pour 100 voix".

Manu: Premiers groupes au lycée, dont le premier s'appelait ANPE! On essayait d'y combiner P-Funk, Headunters et Lou reed! Kamil Rustam (!) y jouait de la batterie! Comme on était dans la même classe au lycée, c'est lui qui m'a donné mes premiers cours de gratte. Ensuite j'ai fait le CIM, puis l'ASMM. Une formation musicale assez complète, malheureusement jamais sanctionnée par des diplômes. En 1988, première mouture de Manuto, avec Denis Moulin (basse), Etienne, Olivier Maunick (un putain de guitar-hero!) plus quelques potes. A l'époque, c'était un groupe de funk-rock de 6 ou 7 âmes inspiré du son de Minneapolis... 70-80 concerts sur Paris et la province, deal foireux avec une boite de prod, 15 titres enregistrés. Le groupe se sépare en 1990. En 1993, on a monté Black & Blue avec Denis, et je suis parti m'installer en Angleterre. Deux albums autoproduits, le premier en Belgique, succès d'estime. Concerts au Benelux, tournée au Japon. Le second en Angleterre, deuxième deal foireux avec une autre boite de prod. Concerts en Angleterre, clubs et pubs avec un super band. Mais rien. Le groupe se sépare en 1997. Ma femme est enceinte et rentre en France. Je la suis en 1998 et commence à travailler sur Manuto MkII.

Quelles sont vos influences ?
Bruno: Mes influences sont aussi diverses que mon parcours musical. Le rock fut l'élément déclencheur de ma carriere de musicien grâce à des groupes comme les Who, Led Zep et les Beatles. Ensuite il y a eu le Jazz-Rock avec Jeff Beck, Return To Forever, et Weather Report, avec le génial Jaco Pastorius. J'ai eu aussi ma periode Funky : Chic, Prince, Earth, Wind & Fire ou Stevie Wonder.

Manu: Mon père écoutait du blues: Delta, Chicago, Texas, Stax... Il y en avait tout le temps, ce qui fait qu'avant même de m'intéresser à la musique, j'avais l'oreille déjà bien formée. Mais j'ai vraiment découvert la musique avec les Beatles et Bob Dylan. Ensuite le blues m'a mené à la soul. En jazz, il y a eu Parker, Wes et Coltrane, mais j'étais plus doué pour écouter et découvrir cette musique que pour la jouer. Je me suis rendu compte qu'au niveau de la guitare, j'aimais plutôt le funk et la soul. J'ai donc écouté ceux qui me semblaient intéressants par rapport à mes qualités: Niles Rodgers et Chic, pour la section rythmique aux tourneries imparables, Al McKay, le guitariste d'EWF et surtout Prince. Après, j'ai fait le chemin inverse et découvert Jimmy Page, Hendrix. J'ai commencé par le jazz et le funk avant de revenir au rock, puis au blues.

Tieno: Difficile de n'en citer que quelques unes, tant les styles de musiques que je pratique sont nombreux. Mais dernièrement je réécoutais , pour la première fois depuis 15 ans, le LIVE "W-E in L.A." de George Benson, et en entendant le sublime groove de Harvey Mason, sa finesse, sa liberté de jeu, je réalise combien son jeu me parle et à quel point j'ai inconsciemment essayé de le copier. Et puis finalement, on croit copier quelqu'un et on s'aperçoit qu'on est (que) soi-même. La difficulté, c'est que ce qu'on a envie de jouer ne correspond pas toujours avec ce qu'on a envie 'entendre mais quand çà coincide, c'est le grand bonheur. Sinon, la première fois que j'ai entendu Dennis Chambers, je me suis dit,: mince, ça existe! C'est génial, cette puissance de jeu, cette lisibilité (pour moi!), c'est le bonheur. Peut-être que ce qui me soucie le plus, c'est de garder une approche simple de la musique, mais sans qu'elle devienne convenue, n'est-ce pas? Mais si j'écoute Gadd, Tony Williams ou ce Hutchinson (Christian Mac Bride ), John Blackwell, Poojie Bell ou Art Taylor, dès lors des quantités de noms remontent à la surface! On ne va pas en finir et tu vas regretter ta question... J'ai l'impression que tous ces mecs me parlent à moi tout seul, personnellement. Moi-même, j'en écoute un et je me dis: « et oui, voilà comment çà se joue! » et puis j'écoute l'autre: « mais non, en fait, c'est plutôt comme çà! » Et ainsi de suite. Bref, c'est une jubilation totale de les écouter, je les aime tous ...

Quels ont été les facteurs de choix concernant le style de musique du groupe ?
Je me suis mis à écrire en français en 1998 et je voulais garder la nervosité de la musique anglo-saxonne tout en utilisant la langue française. Depuis Téléphone, finalement peu de gens ont réussi à mettre cette formule en adéquation. Voilà les idées qui ont guidé mon travail, puis celui du groupe:

1°) Pouvoir tout jouer à trois, live ou studio. Cela permet d'être extrêmement solides sur scène quand on joue l'album. On ne peut pas se cacher en trio, si on est mauvais cela se voit immédiatement.

2°) Avoir les meilleures chansons possibles, car là aussi, pas d'erreur possible avec le trio. Quand on est pas un guitariste très flamboyant, ce qui est mon cas, mieux vaut avoir quelques trucs à raconter, quitte à ce que cela ne plaise pas à tout le monde. J'ai d'ailleurs eu des réactions marrantes quant à certaines de mes paroles, surtout de la part de gens qui me connaissent! Mais avec le blues et ses dérivés, on peut prendre toutes les libertés, rythmiques et thèmatiques, dont on a besoin pour dire ce que l'on a dire. C'est un avantage considérable pour écrire, car la chanson a longtemps été piégée par ses règles d'écriture. On essaie de privilègier le fond par rapport a la forme! Je pense que Vieille Ecole est une première approche intéressante de ce que l'on peut faire en travaillant dans cette direction.

3°) Ne pas se restreindre à un style: les gens qui disent que Manuto n'est pas un groupe de blues mais qu'il y en a plein dans notre musique ont raison! Le blues est dans toutes les musiques, les frottement entre la tierce mineure et majeure, on les retrouve même dans la techno la plus hardcore! L'electro-résonateur a eu également une incidence sur la tension dans certaines chansons. Les open-tunings offrent énormément de possibilités, on peut créer des tensions et des progressions harmoniques particulières, ce qui permet de trouver d'autres sonorités. Elle m'a aussi permis de ne pas tomber dans le piège de l'imagerie un peu réductrice dobro=blues. Car si l'instrument est indissociable du blues, le passer dans un ampli m'a permis d'élargir le spectre musical tout en commençant à réparer une grosse lacune personnelle: le son de la guitare. Au delà de sa technique, ce qui différencie un bon, un vrai guitariste des autres, c'est qu'il a ce truc dans les mains qui lui permet de sonner monstrueux sur un ampli merdique. J'aimerais arriver à cela, mais j'ai encore énormément à apprendre. Néanmoins, avec le dobro, j'ai pas mal avancé, j'ai durci le son, l'attaque, ce qui fait que nous nous complétons bien avec la rythmique de Bruno et Etienne.

Qu'est ce que tu écoutes le plus souvent ?
J'aime les songwriters: Bob Dylan, Tom Waits, Chris Whitley, Joni Mitchell, Pete Townshend, Neil Young, Curtis Mayfield, Stevie Wonder, Neal Casal ou Bowie. Sans oublier Kurt Wagner de Lambchop et toute cette nouvelle tendance country alternative, 16 Horsepower, Jeff Finlin, Calexico et beaucoup d'autres. Ces sont des musiques d'atmosphère, des univers qui m'encouragent à m'échapper et à écrire. J'ai depuis peu aussi une passion pour The Band, qui est une sorte de super livre d'histoire sonore de la musique américaine. Sinon, de la soul et du funk: Motown, Stax, les classiques comme Sly And The Family Stone. Curtis reste un des songwriters favoris. Les gros groupes funk des '70s comme les Ohio Players, Cameo, EWF, les Commodores (avec Lionel Richie) et Kool & The Gang (première période). D'angelo m'a réconcilié avec la soul, Spearhead et Michael Franti avec la musique politisée! Et puis, Prince, toujours... J'étais fou quand j'ai vu son concert avec Larry Graham, monstrueux!
En blues, je marche sur les traces de mon père: Skip James, Albert King, Freddie King (« Burglar » reste un des albums préféré), Albert Collins, Tal Mahal, Johnny Winter, Son House, Bukka White et les tous artistes qui ont bercé (sans que j'y fasse vraiment attention à l'époque) mon enfance... Sans oublier quelqu'un que j'aime énormément pour son son autant que son côté iconoclaste, c'est Johnny Guitar Watson.
Les Anglais aussi: les Who, les Beatles depuis toujours, les Kinks, Supergrass, les Clash, les Buzzcocks, XTC, Led Zep... Ce que j'aime avec les Anglais, c'est qu'ils savent écrire de bonnes chansons, quelque soit le style! Même Oasis ou The Verve, qui pourtant n'est vraiment pas ma tasse de thé, écrivent des pop-songs imparables. Chris Whitley reste mon artiste de chevet. Pour son écriture et les open-tunings aussi tordus que ses chansons, pourvues de textes d'une grande profondeur. Whitley est l'un des poètes musiciens américains les plus importants, celui qui va le plus loin dans l'écriture depuis Dylan. Il a fait faire des bonds à la poésie dans la musique américaine.

Le Dr Feelgood existe depuis une trentaine d'années et Manuto va ouvrir le bal de leur prochain concert. Ca fait quoi ?
Quand j'y pense, ça fout les jetons! Mais c'est en même temps notre premier concert important en terme d'audience et de visibilité, donc on sera au taquet!

On sait que chaque musicien, avant de monter sur scène, a le trac. Raconte-nous ce stress...
Je me mets dans un coin et je fais le ténébreux, surtout quand je ne connais pas les gens. C'est comme si j'avais peur d'eux. J'ai même entendu dire que certains pensaient que j'avais l'air hautain, méprisant même. C'est juste de l'anxiété. Je ne peux parler à personne. Attendre le moment de monter sur scène me rend extrêmement nerveux, mais cette nervosité s'évapore dès la première note!!!

Quel est-il sachant que vous aller partager la scène avec le Feelgood ?
Je sais déjà que c'est des tontons flingueurs, ils l'étaient déjà en 77 quand je les ai écoutés pour la première fois! Il faut qu'on soit donc prêts à envoyer la purée dès la première note, dès le premier souffle! Il faut qu'on leur laisse une salle bouillante et prête à exploser. Cela sera pour nous un moment de vérité, mais pour lequel je n'ai pas d'appréhension particulière! Il faut juste rester nous-mêmes et jouer la musique que nous aimons avec notre dernière énergie!! Comme eux, en fait!

Comment ce passe la conception d'un nouveau morceau ?
Ca va en faire rire beaucoup. Les textes viennent en écoutant des musiques ou des chansons qui n'ont rien à voir avec ce que je vais écrire. En général, je dois me mettre dans des états que je ne connais pas avant d'y être. Comme je ne prends aucun produit pour élargir articiellement ma perception, tout passe par la mise à nu intérieure des émotions. Je dois aller chercher bien profond, me « touiller les viscères », comme dit mon beauf! Il faut que je m'écorche intérieurement, cela prend du temps et c'est assez douloureux, une sorte de bizutage psychologique. De temps en temps, il m'arrive d'écrire quasiment malgré moi, sans forcer, sans difficulté. Mais c'est très rare. La plupart du temps, c'est très éprouvant. D'autant que mes proches ne s'en rendent pas compte. Cela ne se voit pas.

Deux ans d'existence et un album sur les platines. Raconte-moi comment c'est déroulé le projet de Vieille Ecole.
En septembre 2004, on a fait un concert à l'Art Puces Café. Dix personnes sont venues, mais le set a été vraiment bon. A la fin du concert, j'étais un peu miné, j'avais fait une grosse pub et j'étais déçu que si peu de gens soient venus. Etienne s'est approché et m'a dit: « je crois que c'est bon, on peut enregistrer... » Ca m'a mis un coup de fouet! Comme par hasard, des circonstances exceptionnelles ont fait que j'ai pu financer le projet dans le mois qui a suivi. « Vieille Ecole » était sur les rails!
Je voulais absolument aller enregistrer en Angleterre. Bruno était d'accord, Etienne un peu moins. Mais j'aime la manière de bosser des Anglais et Guy Denning, un de mes potes de mes années à Londres, avait ouvert son studio dans le Kent. Je l'ai appellé, je lui ai dit que j'avais ce projet, un certain budget. C'est un ami, il a fait un effort financier sans effort et on est partis pendant les tempêtes de neige de février 2005 dans cette grange perdue au milieu du Kent... Une fois là-bas, on s'est régalés! On a enregistré 5 jours, je suis revenu mixé avec Guy pendant 4 jours et mon pote Denis Moulin a ensuite réalisé un superbe mastering à Bruxelles.

Quels sont les projets de Manuto ?
Faire beaucoup de concerts, progresser, pouvoir toujours écrire les meilleures chansons possibles et les jouer avec la dernière énergie! J'aimerais aussi qu'on enregistre un autre album assez vite...

Votre meilleur souvenir ?
Manu:Notre mini-concert à la fête de LCDB en juin 2005. Etienne était un peu ronchon et moi très concentré, limite tendu. Je n'arrêtais pas de me dire « il ne faut pas prendre le premier morceau trop vite! ». Comme il est lent, j'ai tendance à vouloir l'accélérer à cause de ma nervosité. Et ce soir-là, il est parti à la perfection. J'ai immédiatement su que l'on ferait un super set, que rien ne pourrait nous arrêter! Et quand certaines personnes du public se sont levées, c'était vraiment fort. Etienne était tout content de notre set. C'était le pied...

Tieno: innombrables, cher ami, INNNNombrables,n'est-ce pas...!!! Notamment quand Guy ,l'ingé-son ( je ne dis pas preneur de son parce que dans les mots croisés, c'est la définition de "âne"), m'a fait écouter le son de batterie dans la cabine et j'ai dit : "Génial !on dirait mon kit!"

Bruno: notre concert de Juin 2005 avec la Chaîne du Blues a l'Espace Blues ou se mélèrent bonheur d'être sur scène, intensité et énergie.

Le plus mauvais ?
Tieno: avoir été enfermé dans la même cabine de prises que Bruno pendant une semaine d'enregistrement. On a divorcé juste après!

Bruno: Ne pas avoir été retenu à la finale du tremplin 2003 de la chanson francophone à Villenfranche de Rouergue.

Manu: Le studio de Guy était tellement mal chauffé que ma Gibson se désaccordait dès que la température changeait. Si bien que certaines prises se sont vraiment faites dans la douleur! On jouait le morceau et à mi-chemin, je mettais à hurler parce ma gratte perdait un ¼ de ton entre le premier couplet et le premier refrain! L'enfer! Mais on l'a fait et c'est bien de l'avoir fait...

Merci à vous, Zicomania vous souhaite tous les projets du monde pour le groupe

Propos recueillis par Rémi Charlet le 25 septembre 2005

Renseignements complets sur Manuto à l'adresse suivante : http://www.manuto.net


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