Black and Blue est un groupe de blues originaire de Clermont-Ferrand (Auvergne) formé en juin 2002.Il s'est produit pour la première fois le 30 janvier 2003. Son répertoire est essentiellement composé de reprises de blues des années 60 et 70 (Albert King, Freddy King, Otis Rush, Howlin' Wolf...) interprétées d'une manière très personnelle, et inclut des sonorités issues du funk, du rock et du rythm n' blues. Après une année de rodage et plus d'une vingtaine de concerts, le groupe est rentré en studio en décembre 2003 pour y enregistrer un premier album avec une section de cuivres et un clavier. Très bien acceuilli dans les magazines spécialisés, cet album permet progressivement au groupe d'intégrer le circuit des clubs de blues, et aussi d'assurer la première partie de Byther Smith (mai 2004), du Chicago Blues Festival (décembre 2004) et de Jean-Jacques Milteau (février 2005) à la Coopérative de Mai à Clermont-Ferrand. Aujourd'hui, le groupe prépare l'enregistrement d'un second album qui devrait être disponible pour la rentrée 2005. Black and Blue est composé de Renaud Villet au chant et à la guitare, Stéphane Mikaélian (batteur de Bone Bop, et qui a entre autres accompagné Too Bad, mais aussi Patrick Verbeke) à la batterie et Saïd Nejjar (ex Al Johnson, Fiesta Mordicus...) à la basse.









CHRONIQUES :

“Le groupe Black and Blue a ouvert avec brio le 35è Chicago Blues Festival lundi soir à la Coopérative de Mai. Dès les premières minutes, le style s’installe, perce les tympans et soulève le cœur. Les « Black and Blue » sont sur les planches et pas pour y faire de la figuration. Guitare saturée aux accents aigus, basse cajoleuse et enivrante, batterie carrée, le trio auvergnat mène sa barque avec les honneurs et chauffe l’ambiance…” (LA MONTAGNE – 15 décembre 2004)


"Le fronton du blues auvergnat se repeint dorénavant en noir et bleu grâce au talent d’une formation prometteuse qui a décidé de puiser aux racines du blues des années 60 et 70 ce qu’il y avait de meilleur à déguster. Black&Blue (pourquoi aller chercher plus loin) revisite quelques standards de ces temps où le blues semblait flotter en apesanteur au-dessus du rock mais a décidé aussi de plomber ces références de rythmes chaloupés qu’une guitare, un clavier et une petite section cuivre renforcent d’une douce saveur mielleuse de funk. Le blues noir est la composante du combo, un blues épicé de rythm’n blues (le rock noir), de celui qui donne de l’énergie à la vie, de funk (trop présent certainement), et du blues puisé dans le répertoire des Rush, Kings, ou Wolf. Le brillant meneur de jeu, Renaud, sert les plats avec une guitare parfaitement maîtrisée, suffisamment fluide et précise pour ne pas blesser l’aura commune, mais aussi avec une voix rocailleuse, un peu forcée, qui, si elle n’est pas assez puissante pour ce genre d’exercice, reste tout à fait acceptable. Il faut aussi saluer les arrangements qui offrent au groupe de belles possibilités harmoniques mais regretter, comme souvent pour un premier enregistrement, le manque d’improvisation et de délire, surtout sur de tels rythmes. Prenons le pari que sur scène Black&Blue sait restituer le brin de la folie du rythm’ n blues noir initialement fait, rappelons-le, pour la danse. En tout cas ces cinq musiciens ont décidé d’aller vite : formé en juillet 2002, assurant leur 1er concert en janvier 2003, ils sortent album en décembre dernier et le rodent déjà sur le circuit blues français. On aime les gens pressés. Pour un premier essai, c’est une belle réussite. Bientôt il leur faudra quitter le répertoire traditionnel pour se heurter à une touche plus personnelle en créant des compositions originales. C’est là que Black&Blue pourra être encore meilleur. "(CROSSROADS - n°20/03)

"Bien imprégné dans les racines blues, (Howlin' Wolf, Otis Rush) ce groupe, venu de Clermont-Ferrand, nous offre ce premier album. Suite à seulement une année pendant laquelle ils ont tourné essentiellement dans leur belle région d'Auvergne. Les Blues Bars gardent des souvenirs brûlants de leurs passages. Les morceaux de ce CD portent le cachet bien particulier de leurs expressions très personnelles. L'approche qu'ils ont de leurs maîtres, transparaît dans l'interprétation, pourtant très électrique. L'ajout des cuivres, marque une différence subtile, qui engendre une homogénéité solide et bien cohérente ! Il suffit d'écouter "Crosscut Saw" pour se faire une idée, suivi par "When It All Comes Down" sur lequel les excellents solos guitaristiques de Renaud affirment une empreinte forte et une belle maîtrise de son instrument. C'est bien réussi pour ce petit premier ! " (BLUES & CO - n°27)

"...Black and Blue vient de mettre sur le marché son premier opus. Un album éponyme constitué de dix reprises issues du blues traditionnel (Albert et Freddy King, Otis Rush...). Premier CD et première réussite aussi. Loin de signer une pâle copie sans intérêt, les musiciens apportent au contraire une touche personnelle intéressante, en "dépoussiérant" habilement un genre de musique plutôt réservé aux initiés. Excellents chorus de guitares, couleurs éclatantes des cuivres, harmoniques enveloppantes et rythmiques au diapason, l'album de Black and Blue surprend par ses qualités intrinsèques. Quand aux projets : 'Nous allons essayer d'accrocher quelques scènes ou festivals importants, mais aussi des premières parties de groupes établis'. Vu le niveau, cela ne devrait pas poser énormément de difficultés..." (INFO - 23/02/04)


"Renaud a une voix un peu "cassée", trop forcée par moments, mais chante juste et de façon impliquée, quoique sa tessiture soit encore limitée. Son jeu de guitare est soigneux et souvent respectueux des "tensions-détente" qui manquent tant aux guitar-heroes de tout poil. Il maîtrise parfaitement son instrument, même si un travail supplémentaire au niveau du son serait parfois opportun, celui-ci flirtant trop souvent avec les sonorités aïgues, certes typiques de certains "grands" du Blues. Son jeu volontiers "rock" l'empèche en outre de bien faire sonner les notes bleues, sauf pour de belles envolées comme dans "As the years go passing by". L'ensemble est en tout cas parfaitement homogène, et on se prend à imaginer ces joyeux potes sur scène, là où l'on ne triche pas, faire prendre leur pied à des cohortes d'Auvergnats dopés au Blues Funky qu'ils affectionnent. Car Black and blue fait dans le moderne! "Ain't superstitious" sonne bien, le clavier et les cuivres apportent leur lot de groove et l'ensemble tourne rond. S'attaquer à un monument tel "I'll play the Blues" d'Albert King est courageux, et ici encore cela sonne sans problème, surtout grâce aux cuivres dont les arrangements sont précis et soignés. Freddie King période Leon Russell avec "Pack it up" est joué fidèlement, sans la folie de l'original certes, mais avec coeur et dynamisme. Les difficultés du morceau (changements provisoires mais brusques de tempo, breaks) sont parfaitement avalées par la maîtrise instrumentale de la section rythmique.
Les sonorités funk passent fort bien la rampe, notamment avec "Me" où la pédale wah-wah n'est pas oubliée. J'aime particulièrement "Running out of steam" avec un son d'orgue Hammond gros comme ça et des riffs de cuivres qui pourraient éveiller l'attention du Bone's Project de Boney Fields. A l'écoute de leur "Lonely man", Otis Rush ne trouverait probablement pas grand chose à dire, si ce n'est le grain particulier du chant qui souffre forcément de la comparaison. Et c'est bien là le piège des reprises! Quand on sait que 90% des spectateurs ne connaissent pas les versions originales, on peut jouer sans complexe. Ce n'est pas le cas pour les acheteurs de disques, qui pour certains vont parfois jusqu'à disséquer les premières prises pour établir une fatale comparaison. Mais ne réinventons pas la musique! Laissons donc Black and Blue cultiver leur amour du Rhythm'n'Blues cuivré, patiner encore leur son sur scène, et dans peu de temps nous aurons une belle formation personnelle et compétente, propre à ouvrir pour des vedettes sur de grands plateaux, ici ou là... Soutenez-les, ils le méritent!" (TROIS RIVIERES BLUES - n°13)


"Nouveau venu dans le Blues hexagonal, ces auvergnats pur jus (Clermont Ferrand) nous livrent leur premier album. Le répertoire est puisé dans les années 60 et 70, Rythme Blues, Chicago Blues et Swing (Rush, Kings, ou Wolf). Ce tout jeune groupe, qui vient de fêter son premier anniversaire s'en sort plutôt bien. Composé du classique guitare basse batterie, ils ont une section cuivre (trompette et saxo) qui donne une touche Funk à leurs Blues. Le chanteur guitariste s'en sort très bien, juste un reproche, la voix est un peu trop forcé, mais avec un peu de travail ça viendra. Ils ont également invité un clavier. Le choix des titres démontre, un certain bon goût pour la musique bleue. Il est intéressant de sentir que dans l'hexagone, la relève est assurée. Il ne reste plus qu'à attendre, le passage le plus dur, la composition personnelle. En attendant soutenez les, ils le méritent." (BLUES MAGAZINE - n°33)


Renseignement :

Association Black and Blue
5, rue de la Clide
63119 CHATEAUGAY
06 11 75 39 01 (Renaud) http://blackandblue.fr.to/
blacknb@hotmail.com



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